Louise Harel

Louise Harel

Chef de la majorité et conseillère de ville du district de Maisonneuve-Longue-Pointe

Présentation

Députée de la circonscription montréalaise d’Hochelaga pendant 27 ans, Louise Harel fut plusieurs fois ministre sous différents gouvernements du Parti québécois, chef de l’Opposition officielle, chef par intérim de son parti et la toute première femme à présider l’Assemblée nationale. Son travail politique se démarque par son intégrité et son humanité.

Fille d’un historien et d’une coiffeuse, mère de Catherine et grand-mère de trois enfants, Louise Harel est née à Sainte-Thérèse-de-Blainville, le 22 avril 1946. Détentrice d’un baccalauréat ès arts au Séminaire Sainte-Thérèse, elle a étudié la sociologie puis le droit à l’Université de Montréal. Elle fut admise au Barreau du Québec en 1978.

Très vite, Louise Harel s’est fait connaître par son engagement social. D’abord vice-présidente de l’Union générale des étudiants du Québec en 1968, elle travaille ensuite au Conseil de développement social du Montréal métropolitain, de 1971 à 1974. Elle occupe, entre 1979 et 1981, le poste de responsable du dossier de la condition féminine au Centre des services sociaux de Montréal. Féministe et sociale-démocrate, Louise Harel contribue toujours activement auprès de nombreuses causes et organismes communautaires ou coopératifs.

Parallèlement, elle s’implique en politique. Employée permanente du Parti québécois au début des années 1970, elle occupe le poste de présidente de la région Montréal-Centre du parti dès 1974 et devient vice-présidente nationale en 1979.

En 1981, Louise Harel fait son entrée à l’Assemblée nationale à titre de députée de Maisonneuve. Elle sera réélue à six reprises par les électeurs de cette circonscription, qui change de nom en 1989 pour celui d’Hochelaga-Maisonneuve. C’est d’ailleurs le quartier de Montréal qu’elle habite depuis 30 ans, soit depuis le 1er juillet 1981. En plus d’avoir occupé la présidence de diverses commissions parlementaires (dont la Commission des transports et de l’environnement ainsi que de l’Éducation) au fil de sa carrière politique, Louise Harel a été nommée à la tête de plusieurs ministères.

Ainsi, elle occupe brièvement le poste de ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration dans le gouvernement de René Lévesque, puis devient adjointe parlementaire du ministre de la Justice, l’année suivante. En 1994, le premier ministre Jacques Parizeau lui attribue le Ministère de l’Emploi. Son successeur, Lucien Bouchard, lui confie en 1996 deux ministères : l’Emploi et la Solidarité ainsi que la Sécurité du revenu. Deux ans plus tard, elle devient ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, un poste qu’elle occupera jusqu’en 2002, année où elle devient la toute première femme présidente de l’Assemblée nationale du Québec, tout en assumant durant la même période la présidence de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, une fonction qui l’a emmenée à représenter le Québec de par le monde.

En décembre 2008, Louise Harel annonce qu’elle quitte l’Assemblée nationale. Son héritage politique restera marquant pour plusieurs générations. Elle a fait adopter la Loi sur l’équité salariale, la réforme des Relations de travail dans l’industrie de la construction, le sauvetage du Régime des rentes du Québec, la réforme de l’aide sociale, la création d’Emploi Québec et des centres locaux d’emploi, le rapatriement des pouvoirs du gouvernement fédéral en matière de formation de la main-d’œuvre et la Loi sur la formation de la main-d’œuvre (mieux connue sous le sobriquet de la Loi du 1 %). La mise en place de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la réalisation des fusions municipales en 2000, un projet politique longtemps caressé, mais en vain, par plusieurs partis et gouvernements successifs, figurent aussi au rang des réalisations de Louise Harel.

Montréal d’abord

Inspirées par les principes d’équité fiscale et sociale, force est d’admettre aujourd’hui que ces fusions ont porté leurs fruits partout où elles ont survécu. Des villes comme Québec Lévis, Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau, Saguenay, Saint-Jérôme, Rouyn-Noranda, Matane, Rimouski et Saint-Hyacinthe rayonnent à la suite de leur redéploiement.

À Montréal, la Loi sur les fusions avait aussi pour but de consolider la position concurrentielle de la ville sur la scène internationale ainsi que la livraison des services de proximité dans les arrondissements. Dans une tentative de désamorcer tout mouvement de défusion, Gérald Tremblay a proposé un modèle de « décentralisation » qui fut retenu par Québec.

Depuis, alors qu’elle a besoin de s’affirmer davantage pour rayonner sur la scène nationale et internationale, l’identité montréalaise se dissout. Depuis, les arrondissements agissent indépendamment les unes des autres, source d’iniquité entre les arrondissements les plus pauvres et les plus riches, de disparités dans la répartition des services et de surtaxes locales. Sous la responsabilité de Gérald Tremblay, les présidents d’arrondissements sont devenus des maires, dotés de pouvoirs nouveaux, non plus délégués, mais directement enchâssés dans la Charte de la Ville de Montréal.

En fait, nulle part au monde, les arrondissements n’ont un statut juridique pouvant les apparenter à des quasi villes. Il n’y a qu’ici qu’on assiste à une telle incongruité... à la demande expresse de Gérald Tremblay.

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