« Turcot : grande déception ! » - Louise Harel

Projet final du MTQ pour Turcot

Montréal, le 4 mai 2012 – « L’annonce finale du Ministère du transport du Québec est très décevante. Les nombreuses consultations publiques n’ont pas donné les résultats escomptés, finalement le MTQ n’en fait qu’à sa tête, et nous livre un Turcot qui va à l’encontre du développement durable et du respect des citoyens », a déclaré Mme Louise Harel, chef de l’Opposition officielle et chef de Vision Montréal.

L’unanimité de Montréal : bafouée par Québec Rappelons qu’une motion présentée par Vision Montréal au conseil de ville du 19 avril 2010 et adoptée à l’unanimité par tous les membres du Conseil de Ville proposait des critères qui ont été réitérés lors des consultations publiques sur les aménagements urbains et retenus dans le rapport du BAPE.

Ces critères qui ont fait l’unanimité à Montréal sont :

  • les exigences du BAPE quant à l’intégration urbaine, notamment l’enfouissement de l’autoroute dans le secteur de La Verendrye ;
  • l’évitement à tout prix des expropriations résidentielles ;
  • la conservation en hauteur, et non pas sur remblais des structures à reconstruire ;
  • l’augmentation de l’offre de transport collectif afin de réduire significativement la dépendance à l’automobile, notamment par l’implantation de voies réservés et de mesures de mitigation.

Aucune de ces exigences n’aura été respectée par Québec qui entend exproprier plus d’une centaine de résidents et construire un véritable mur de la honte comme structure sur un kilomètre. « À l’évidence, la prétention du MTQ de bonification du projet ne répond pas aux exigences du BAPE. J’espère que le ministère de l’Environnement va les renvoyer à leur table à dessin ! », a déclaré Véronique Fournier, conseillère de Saint-Henri–Petite-Bourgogne–Pointe- Saint-Charles et porte-parole en urbanisme pour l’Opposition officielle, Vision Montréal.

« La santé et la qualité de vie des résidents de l’arrondissement du Sud-Ouest ne sont pas négociables », a déclaré, Mme Harel, en rappelant le consensus montréalais sur les conditions qui doivent absolument être prises en compte dans le projet d’échangeur Turcot.

En se résignant, le maire de Montréal accepterait de faire passer un Turcot à ses concitoyens.