« Production alimentaire : un nouveau leitmotiv pour les stratégies de verdissement à la Ville de Montréal » - Louise Harel

« Production alimentaire : un nouveau leitmotiv pour les stratégies de verdissement à la Ville de Montréal » - Louise Harel

Montréal, le 19 juin 2012 – « Malgré sa popularité, l’agriculture urbaine n’est pas intégrée au cœur du développement de Montréal. Elle demeure en périphérie et se fait donc à la pièce, selon la pression des citoyens et à la discrétion des arrondissements. Vision Montréal réclame un règlement-cadre exigeant un verdissement minimum de 20 % de la superficie de tout nouveau projet immobilier, comme dans le cas de l’arrondissement du Sud-Ouest et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, favorisant l’inclusion plus systématique de l’agriculture urbaine », a déclaré Mme Louise Harel, chef de l’Opposition officielle, à l’occasion du dépôt du mémoire de Vision Montréal dans le cadre de la consultation publique de l’OCPM sur l’état de l’agriculture urbaine à Montréal.

« L’agriculture urbaine n’est pas qu’un passe-temps. Elle permet de lutter contre les ilots de chaleur et d’améliorer la qualité de vie en ville. De surcroît, la production alimentaire en milieu urbain est devenue une expertise sur laquelle Montréal doit capitaliser tant d’un point de vue économique que social. Les Montréalais donnent déjà l’exemple, la Ville doit s’adapter à cette nouvelle réalité », a poursuivi Elsie Lefebvre, conseillère de Villeray et porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’agriculture urbaine.

Assurer la mise en œuvre rapide de mesures de soutien aux urbainculteurs

Vision Montréal propose la création d’un comité de mise en œuvre à la Ville qui, coordonnera l’élaboration des documents de planification, des outils réglementaires et des incitatifs financiers nécessaires à l’essor de l’agriculture urbaine. Montréal doit se fixer des objectifs clairs pour le développement de l’agriculture urbaine et élaborer des indicateurs de suivi.

Parmi les exemples de mesures pionnières suggérées par Vision Montréal, on retrouve :

  • Créer des incitatifs basés sur la taxe foncière pour encourager la culture sur les terrains vacants privés ;
  • Intégrer des arbres fruitiers au plan d’action canopée 2012-2021 ;
  • Exiger la création de toits verts sur les nouveaux édifices de grande superficie ;
  • Prioriser le volet agricole dans les programmes de revitalisation urbaine intégrée (RUI) ;
  • Systématiser l’approvisionnement des jardins communautaires et collectifs par les matières résiduelles valorisées ;
  • Créer une étiquette « Montréal » pour faire la promotion de l’industrie agricole locale ;
  • Adapter des programmes de décontamination des sols en vue d’y pratiquer l’agriculture urbaine.

Intégrer l’agriculture urbaine dans la planification

« Nous nous sommes donné l’objectif d’accroître de 6 % les terres agricoles en culture dans le cadre du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). Montréal devrait viser un objectif similaire dans le nouveau plan d’urbanisme prévu pour 2015, afin d’accroître les terrains cultivés en milieu urbain de haute densité. Nous proposons aussi que les chapitres d’arrondissements intègrent des mesures favorisant l’utilisation des espaces publics, la reconversion des friches et des terrains industriels et la création d’espaces cultivables sur les toits des immeubles », a ajouté Mme Lefebvre.

« Participer à nourrir les Montréalais localement appelle une profonde révolution des pratiques au sein de la Ville de Montréal, par de multiples actions concrètes en matière de planification, de règlementation et de financement de l’agriculture urbaine », a conclu Mme Harel.

Pour consulter le mémoire déposé par l’Opposition officielle (Vision Montréal), déposé à l’Office de consultation publique de Montréal, cliquez sur le lien suivant : http://visionmtl.com/depot/memoires/M%e9moire%20VM%20-%20Agriculture%20urbaine%20-%20Final.pdf.