Notre parti

Vision Montréal est le parti politique montréalais qui a été créé par Pierre Bourque en 1994 lors de l’élection municipale montréalaise. Au pouvoir à l’Hôtel de ville de Montréal entre 1994 et 2001, Vision Montréal forme l’Opposition officielle à la Ville de Montréal depuis que le gouvernement du Québec a tenté de réunir l’ensemble des municipalités sur l’Île de Montréal en une seule grande ville. Le parti est dirigé depuis 2009 par Mme Louise Harel, qui est présentement chef de l’Opposition officielle au Conseil de ville de Montréal. Elle est la cinquième personne à prendre la tête de Vision Montréal depuis sa fondation.

Vision Montréal s’est donné pour mission de rétablir le lien de confiance entre les citoyens de Montréal et les élus, par des règles rigoureuses et sévères d’éthique, d’intégrité et de transparence dans la gestion de la Ville. Vision Montréal souhaite doter Montréal d’un leadership fort et rapatrier les activités stratégiques liées au développement économique, aux grands projets, à l’urbanisme, au déneigement et à la circulation.

Historique

Élu en 1994 à la mairie de Montréal sous la bannière de Vision Montréal, Pierre Bourque a été le premier magistrat de la ville jusqu’en 2001. Spécialiste en matière d’horticulture, Pierre Bourque a laissé de son passage à la mairie un legs important marqué par les initiatives environnementales et vertes (éco-quartiers, Floralies internationales, généralisation des efforts de recyclage, etc.). Pendant son séjour à la mairie, Pierre Bourque a favorisé le rapprochement avec les communautés culturelles qui composent la diversité montréalaise et contribué au rapprochement entre les communautés. Malheureusement, son rêve de voir une seule grande ville sur l’île de Montréal lui a coûté son poste aux mains de Gérald Tremblay, soutenu largement par les anciennes banlieues dont plusieurs rêvaient de quitter le giron de la nouvelle ville de Montréal unifiée.

Pierre Bourque se représentera une autre fois, sans succès, contre Gérald Tremblay lors de l’élection de 2005, puis tirera sa révérence de la scène politique municipale le 4 mai 2006. Quelques mois plus tard, deux remplaçants sont nommés : François Purcell devient chef de Vision Montréal et Noushig Eloyan est nommée chef de l’Opposition officielle à la Ville de Montréal.

En 2007, Benoit Labonté, maire de l’arrondissement de Ville-Marie (élu dans l’équipe d’Union Montréal), claque la porte du parti du maire Tremblay et renonce à ses fonctions au sein du Comité exécutif de la Ville où il est responsable de la culture, du patrimoine, du centre-ville et du design, pour joindre les rangs de Vision Montréal. Lors d’une course à la chefferie en 2008, il devient le quatrième chef du parti et se porte candidat à la mairie pour l’élection municipale de 2009. Il se retire de la course en juin 2009 au profit de Louise Harel, ancienne députée de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve. Benoit Labonté accepte de faire équipe avec Louise Harel dans l’espoir de devenir président du Comité exécutif de la Ville de Montréal si le parti l’emporte. La nomination de Louise Harel comme candidate à la mairie et chef du parti est approuvée lors d’un congrès du parti le 29 juin 2009.

La campagne électorale de Vision Montréal en 2009 est toutefois marquée par une controverse et, à la demande de la nouvelle cheffe du parti, Benoit Labonté doit quitter ses fonctions et renoncer à tout poste électif. Plombé par les révélations de cette controverse, le vent de sympathie qui portait la campagne de Louise Harel à la mairie s’essouffle et le 1er novembre 2009, Louise Harel, arrive deuxième à l’élection générale, derrière le maire Tremblay.

Vision Montréal fait élire 18 candidats lors de cette élection, dont quatre maires d’arrondissements, et forme l’Opposition officielle de la Ville de Montréal avec à sa tête, madame Louise Harel.