« Investir pour mieux évaluer la performance des services publics et mieux gérer les fonds publics » - Louise Harel

Rapport annuel du vérificateur général

Montréal, le 15 mai 2012 – « Le rapport annuel du vérificateur général de Montréal (VG) qui a été déposé au conseil municipal nous indique que l’administration municipale souffre encore de laxisme quant à l’application de ses recommandations formulées antérieurement, a déclaré la chef de l’Opposition officielle et chef de Vision Montréal, Mme Louise Harel. Depuis 2005, une quarantaine de recommandations adressées à des arrondissements et services de la Ville de Montréal sont restées sans suivi alors qu’elles auraient eues un impact significatif sur le fonctionnement de la Ville ».

« Nous constatons également avec étonnement que dans plus de 80 % des contrats alloués par la Ville, l’écart entre les estimations de coûts réalisées par les fonctionnaires et les propositions des soumissionnaires est supérieur à 10 %. En outre, le VG considère que les explications quant à ces écarts sont trop souvent absentes des sommaires décisionnels. Le VG donne raison à Vision Montréal lorsqu’il suggère d’élargir le mandat de la Commission d’examen des contrats pour que celle-ci puisse se pencher sur les contrats de 100 000 $ et plus, une demande maintes fois formulée par les élus de l’Opposition officielle (Vision Montréal) », a informé le conseiller du district d’Hochelaga et président de la Commission sur l’examen des contrats, M Laurent Blanchard.

Majoration du budget de fonctionnement du VG

Rappelons que cela fait maintenant trois ans que le VG sonne l’alarme sur le manque de ressources financières lui permettant de pouvoir mener à bien les vérifications qui doivent être effectuées auprès de plusieurs organismes et selon ses obligations en vertu de la Loi des cités et villes.

« Il est tout à fait inacceptable que le VG ne puisse, après avoir effectué la vérification des états financiers, travailler à l’optimisation des ressources et s’assurer du respect de la conformité aux lois pour la Ville. Sans cette optimisation, le bureau du VG ne pourra pas procéder à une vérification exhaustive des organismes, notamment la SHDM, la Société du parc Jean-Drapeau, l’Office municipal d’habitation de Montréal et la Société de vélo en libre service, pour ne nommer que celles-là », a expliqué Mme Harel.

« Nous appuyons cette requête, conscients du fait que la réalisation de vérifications plus poussées n’est pas une dépense, mais un investissement pour la Ville. Les ratés qu’a connus la Société du parc Jean-Drapeau récemment mériteraient à coup sûr d’être mieux documentés », a poursuivi la conseillère de Saint-Henri─Petite-Bourgogne─Pointe-St-Charles et vice-présidente de la Commission sur les finances et l’administration, Véronique Fournier.

Une meilleure gouvernance à la Société du Havre de Montréal (SHM)

« Le vérificateur général déplore, en terminant, que les règles d’adjudication des contrats à la SHM pour le projet Bonaventure ne sont pas aussi transparentes que celles en vigueur à la Ville et que les informations sur le mode d’octroi des contrats sont insuffisantes dans 13 % des cas. Lors du passage du VG, l’élaboration des processus de suivi et de contrôle, ainsi que les rapports de reddition de comptes de la SHM étaient tous en préparation. Nous attendons avec impatience que ces informations soient déposées pour que cette analyse soit complétée », a conclu Mme Fournier.