Insalubrité des logements « Lutter plus vigoureusement contre l’insalubrité » - Louise Harel

Montréal, le 14 juin 2012 – « La motion déposée pour étude par Vision Montréal au conseil de ville du 15 mai dernier portant sur la salubrité des logements locatifs fait écho au rapport du Vérificateur général. L’administration Tremblay doit agir sans délai afin de résoudre cette situation qui préoccupe particulièrement les Montréalais à faible revenu », a déclaré la chef de l’Opposition officielle et chef de Vision Montréal, Mme Louise Harel.

« Les arrondissements centraux les plus concernés n’ont pas les moyens de procéder seuls aux réparations de logements insalubres. Entre 2007 et 2010, les interventions de la Ville centrale n’ont visé que 5 % du parc de logements locatifs. Il y a clairement un manque de ressources financières et humaines pour effectuer les inspections et réparations. Le maire Tremblay et son administration doivent être en mode proactif et préventif, car répondre uniquement aux plaintes d’insalubrité n’est plus acceptable », a affirmé Étienne Brunet, conseiller de Sault-au-Récollet et porte-parole en matière d’habitation.

« Il faut instaurer un fonds d’urgence pour soutenir les locataires affectés par un problème d’insalubrité et qui ont besoin d’être relogés. Cette demande n’est pas nouvelle ; elle figurait parmi les recommandations émises par la Commission permanente sur la mise en valeur du territoire, l’aménagement urbain et le transport collectif en 2006 », a poursuivi le conseiller.

LA VILLE N’UTILISE PAS LA PLEINE PORTÉE DE SES RÈGLEMENTS

« En matière d’insalubrité, il faut un équilibre entre la négociation et la coercition. La Ville de Montréal doit être plus agressive en réduisant les délais donnés aux propriétaires qui font traîner la situation en longueur », a repris M. Brunet. Ce dernier rappelle que la Ville de Montréal n’a appliqué qu’à quatre reprises au cours des cinq dernières années son droit de procéder aux travaux d’amélioration de la salubrité en lieu et place des propriétaires.

« Nous espérons qu’une application plus rigoureuse des règlements en matière d’insalubrité convaincra les propriétaires de l’urgence d’agir. Le Conseil municipal doit mandater les services concernés pour effectuer le portrait de l’insalubrité des logements sur le territoire de la Ville de Montréal, cibler les secteurs problématiques et ajuster le financement associé aux interventions réalisées en arrondissements », a affirmé Mme Anie Samson, maire de l’arrondissement Villeray─St-Michel─Parc-Extension.

MIEUX OUTILLER LES ARRONDISSEMENTS

Le rapport du VG note un roulement de personnel très élevé parmi les inspecteurs en arrondissement ; cela occasionne une perte d’expertise considérable, la formation étant toujours à refaire surtout dans les arrondissements où la charge de travail fait fuir les inspecteurs. Par contre l’équipe de l’escouade centrale, division de la salubrité à la direction de l’Habitation est plus stable. Depuis 2010, Vision Montréal propose d’augmenter le nombre d’inspecteurs en arrondissement de même qu’à la division centrale, afin qu’elle puisse intervenir dans les cas graves d’insalubrité et de récidives.

Pour accéder à la motion de l’Opposition officielle (Vision Montréal) sur la salubrité des logements locatifs, cliquez sur ce lien.

Thématique(s)

Habitation, Santé publique