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Le développement durable

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LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

AGIR DE FAÇON RÉSOLUE

Tous le savent : le défi de ce siècle est de résoudre, d’une façon irréversible et novatrice, l’équation qui lie le développement économique et l’environnement. Et ce défi se pose avec une acuité jamais vue dans les grandes villes du monde. La qualité générale de l’environnement compte parmi les éléments les plus importants qui permettront à Montréal d’augmenter son pouvoir d’attraction au 21e siècle. Montréal doit assumer un rôle de leader en la matière; Montréal doit donner le ton.

Ainsi, le développement durable et la protection et la mise en valeur de l’environnement doivent, au-delà des mots, constituer une véritable priorité et, à ce titre, se refléter résolument dans les choix budgétaires d’une Administration Harel-Lampron.

Pour devenir un véritable leader en matière de développement durable, Montréal doit démontrer plus de cohérence dans ses décisions et actions et une coordination beaucoup plus rigoureuse entre ses intervenants, deux éléments qui lui font cruellement défaut actuellement.

Ainsi, nous nous engageons à faire de Montréal, d’ici l’an 2020, la ville la plus verte en Amérique du Nord.

La gestion des matières résiduelles et organiques constitue un défi majeur du mieux-vivre en ville. Une vision claire doit orienter des actions énergiques dans ce domaine.

Il est grandement temps d’avoir le courage politique de protéger définitivement le mont Royal.

L’Administration sortante a fait de l’accès au fleuve un slogan, nous en ferons une réalité.

Montréal ne fait pas exception et doit agir de façon résolue pour améliorer la qualité de l’air en ville, en réduisant le smog, estival et hivernal. Nous devons aussi travailler à éradiquer progressivement l’herbe à poux, allergène majeur pour des milliers de Montréalais.

L’agriculture urbaine doit être mieux gérée et encadrée.

Finalement, il est devenu impérieux d’assurer une gestion intelligente de notre première ressource : l’eau.

Gestion des matières résiduelles

Une Administration Harel-Lampron misera essentiellement sur le recyclage pour amener les Montréalais à atteindre un objectif de zéro enfouissement. Pour ce faire, différentes actions doivent être enclenchées, au rang desquelles :

  • une sensibilisation forte, et constante;
  • une réglementation renforcée;
  • des objectifs clairs et mesurables à atteindre;
  • un financement adéquat.

Au niveau de la sensibilisation locale, les éco-quartiers doivent jouer à nouveau un rôle de premier plan. En effet, ce programme, mis sur pied en 1995 par l’Administration Bourque, s’avère être un outil qui a un impact direct et quasi immédiat sur la sensibilisation des populations locales, surtout en ce qui à trait à la sensibilisation des 3RV (Réutilisation / Récupération / Recyclage / Valorisation).
Depuis 2001, l’Administration sortante n’as pas su prendre avantage du potentiel énorme de sensibilisation et d’action que représentent les éco-quartiers.

ENGAGEMENTS

  • Créer de nouveaux éco-quartiers dans 9 arrondissements de la Ville.
  • Réévaluer les besoins des éco-quartiers existants et augmenter leurs budgets.
  • Concentrer les campagnes de sensibilisation sur les 3RV, en accordant une attention particulière à la valorisation des résidus de table.
  • Établir un lien direct entre les éco-quartiers et les éco-centres, afin que les premiers sensibilisent la population au mandat des seconds.

La problématique majeure du Plan directeur de gestion des matières résiduelles réside dans la fragmentation du pouvoir de décision qu’il accorde aux 19 arrondissements et à leur capacité de financement. Ainsi, les arrondissements décident, sans concertation ou coordination entre eux, de :

  • la définition des services de collecte offerts (recyclables, résidus de table, etc.);
  • l’outil utilisé pour faire cette collecte;
  • la fréquence de la collecte (une ou deux fois par semaine);
  • l’horaire des collectes;
  • la sensibilisation;
  • décider de ne pas faire de collecte des organiques, mais instaurer plutôt un système de compostage maison;
  • la disposition du mode de préparation et de l’entreposage des matières.

Cette façon de faire entraîne un morcellement du traitement des matières résiduelles en 19 façons de faire différentes. De plus, en prenant en considération les états financiers des arrondissements, on peut prévoir de grandes disparités d’un arrondissement à l’autre, entraînant ainsi une baisse potentielle de la qualité des matières récupérées et une baisse potentielle du pourcentage des matières récupérées et, conséquemment, une hausse des matières rejetées et envoyées à l’enfouissement.

ENGAGEMENTS

  • Assurer, à la ville centrale, la maîtrise d’œuvre de la gestion des matières résiduelles, notamment en ce qui a trait à :
    • a collecte et au transport des matières résiduelles;
    • aux types et outils de collecte;
    • la fréquence de la collecte.
  • Proposer, d’ici la fin de 2010, un mode uniforme de gestion des matières résiduelles pour l’ensemble de la Ville.
  • Appliquer, au plus tard en 2012, la réduction à une fois par semaine de la collecte des ordures pour l’ensemble des arrondissements.

Même si la ville centrale assurera – dans un esprit d’équité pour les citoyens, de plus grande efficacité et de sens accru de la direction –, la maîtrise d’œuvre concernant la gestion des matières résiduelles, la déconcentration de la livraison par les arrondissements de services qui y sont reliés sera maintenue.

Par ailleurs, nous nous assurerons que cette gestion sera coordonnée en réseaux entre tous les arrondissements, notamment en ce qui a trait à une accessibilité totale et complète aux activités et équipements de tous les arrondissements au profit des tous les Montréalais, et ce, quelque soit leur lieu de résidence dans la Ville.

Actuellement, le taux de récupération pour l’ensemble des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal est de 34 %, bien loin de la cible de 60 % déterminée par le gouvernement du Québec pour 2008.

Les matières recyclables représentent 40 % d’un sac de poubelle. En 2009, le taux de récupération des recyclables atteint par l’agglomération est de 53 %.

Le problème des matières recyclables se situe principalement au niveau de l’outil de collecte. Le nouveau bac-sac, présentement en projet pilote, ne peut contenir que 6 litres de plus que l’ancien bac vert. En contrepartie, le sac de plastique recyclable, utilisé avec grand succès dans l’arrondissement de Ville-Marie, peut contenir jusqu’à 16 litres de plus que l’ancien bac vert.

ENGAGEMENT

  • Accroître les volumes de récupération des matières recyclables, en favorisant l’utilisation du sac de plastique recyclable sur tout le territoire de la Ville, et ainsi atteindre l’objectif de 80 % de taux de récupération d’ici la fin de 2011.

Les matières organiques (résidus de table) représentent 47 % d’un sac de poubelle. En 2009, le taux de récupération de ces matières n’a été que de 8 % au niveau de l’agglomération.

Exception faite d’un projet pilote dans cinq arrondissements de la Ville, aucune infrastructure, ni collecte généralisée, n’as encore été mise sur pied. Le Plan directeur prévoit bien la construction d’infrastructures pour le traitement des résidus de table, mais il n’y a pas d’échéancier précis pour la réalisation de l’ensemble des actions touchant la collecte.

Pourtant, d’après un sondage effectué par le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), en 2009, 80 % de la population se dit en faveur d’une collecte municipale des résidus de table.

ENGAGEMENTS

  • Mener, dès 2010, une campagne majeure de sensibilisation (locale et agglomération) en faveur de la collecte des résidus de table.
  • Choisir l’outil de collecte des matières organiques, au plus tard à la fin de 2010, et en assurer la distribution aux arrondissements dès 2011.
  • Adopter, dès 2011, un règlement interdisant de jeter les résidus de table avec les ordures.
  • Atteindre l’objectif de 80 % de récupération des matières organiques pour 2016.
  • Demander au gouvernement du Québec de financer l’installation des infrastructures de traitement des matières organiques.

Protection du mont Royal

Le gouvernement du Québec a créé, en 2005, l’arrondissement historique et naturel du mont Royal, confirmant la montagne comme lieu historique. Dans cette foulée, la Ville de Montréal a formé une Table de concertation, qui a permis l’adoption d’un Plan de protection et de mise en valeur du mont Royal et la conclusion d’un Pacte patrimonial avec les 14 institutions situées sur les flancs de la montagne.

Cette démarche a conduit à un cul-de-sac, puisqu’elle n’a pu empêcher le développement de nouveaux projets résidentiels situés dans le périmètre de l’arrondissement historique décrété par Québec.

Face à cette situation une administration Harel-Lampron s’engage à protéger intégralement le mont Royal et à exercer un leadership ferme pour la mise en valeur de cet arrondissement historique.

ENGAGEMENT

  • Protéger intégralement le mont Royal, puissant symbole identitaire pour les Montréalais.

Accès au fleuve Saint-Laurent

Montréal est une île qui compte 315 km de berges, dont seulement 40 % sont accessibles. Même si la baignade fut une activité très populaire dans les années 1950, un peu partout autour de l’île – qui ne se souvient de la plage de Pointe-Calumet ? –, on ne compte plus aujourd’hui que trois plages publiques dans l’agglomération de Montréal (Cap Saint-Jacques, Île Bizard et la plage du Parc Jean-Drapeau).

Une Administration Harel-Lampron redonnerait aux Montréalais un plus grand accès aux rives et aux berges qui ceinturent l’île, en développant au moins 3 sites de baignade durant son premier mandat : un premier situé à Pointe-aux-Trembles, un second dans le Vieux-Montréal, un troisième dans le sud-ouest de la Ville (secteur Verdun-LaSalle).

ENGAGEMENT

  • Réaliser, durant le premier mandat, trois projets d’accès au Fleuve pour des activités de baignade : à Pointe-aux-Trembles sur le site de l’ancienne marina Beaudoin (La Plage de l’Est) ; dans le Vieux-Montréal, au Quai Jacques-Cartier et dans le sud-ouest de la Ville (secteur Verdun-LaSalle).

Amélioration de la qualité de l’air

Les problèmes liés à la mauvaise qualité de l’air et à la pollution se traduisent d’abord et avant tout par des jours de smog, tant en été qu’en hiver, et qui augmentent d’année en année. Outre notre plan en transport pour réduire la pollution atmosphérique produite par le déplacement des personnes, deux autres actions seront prises par une Administration Harel-Lampron pour améliorer la qualité de l’air : contrer le smog d’hiver et éradiquer progressivement l’herbe à poux.

Le smog hivernal est causé, notamment, par l’utilisation de bois de chauffage dans les poêles à combustion lente qui sont vieux et qui ne retiennent pas les fines particules qui s’échappent des cheminées. À Montréal, on estime que 50 000 personnes sont propriétaires de vieux poêles de cette catégorie. Durant l’hiver 2008–2009, on a enregistré 48 épisodes de smog. Dans la foulée de la réglementation adoptée par le gouvernement du Québec, l’Administration sortante a adopté, en 2009, un règlement qui interdit l’achat de nouveaux poêles au bois, mais permet toujours l’installation de poêles au gaz et à granules, et ne touche pas au stock de vieux poêles existants. Au final, cela ne règle aucunement le problème et il est certain que le nombre de jours où il y aura du smog hivernal ne diminuera conséquemment pas.

ENGAGEMENT

  • Améliorer la qualité de l’air en remplaçant le stock des vieux appareils de chauffage au bois existants, dans un délai de 7 ans, et en interdisant l’installation et l’utilisation de tout appareil de chauffage qui émet des particules fines de plus de 1 g/heure.

Près de 20 % de la population montréalaise a des allergies annuelles liées à la dispersion du pollen de l’herbe à poux que l’on appelle la fièvre des foins. C’est le principal contaminant de l’air de la région de Montréal et c’est le seul endroit où il est en croissance constante. Face à ce problème de santé publique, une Administration Harel-Lampron ne s’en remettrait pas qu’à une approche réglementaire, pas nécessairement la plus appropriée dans les circonstances. Nous proposons plutôt une campagne d’éradication de l’herbe à poux qui, sous la gouverne de la Ville de Montréal, rassemblerait, sur une base volontaire, les citoyens, les ministères et organismes gouvernementaux dont les terrains sont des pépinières d’herbe à poux, les commerçants – au premier chef les pharmacies –, les ONG et les éco-quartiers.


ENGAGEMENT


  • Mener une campagne agressive d’éradication de l’herbe à poux en collaboration avec toutes les personnes, organismes gouvernementaux, commerces et entreprises concernés.

Protection des terres agricoles

La Coalition pour la protection des terres agricoles a indiqué que le dézonage agricole a entraîné une perte de 32 000 hectares de bonnes terres agricoles dans le territoire de la CMM au cours de la période 1981 à 2009.

Ces terres, situées dans la plaine du Saint-Laurent, sont parmi les meilleures terres cultivables. Elles contribuent au maintien d’une diversité de mode de vies à la frontière de l’agglomération urbaine et constitue un secteur majeur de l’économie de la région métropolitaine.

Protéger les sols agricoles, c’est aussi protéger les activités économiques, les emplois, les revenus des travailleurs et travailleuses de la filière agroalimentaire.

Depuis sa création en 1981, la zone agricole protégée a subi des assauts variables du développement et de l’étalement urbains dans le territoire de la région métropolitaine de Montréal.
Il y a actuellement assez d’espaces disponibles pour répondre à toutes les demandes des ménages pour les 20 prochaines années. Conséquemment, il n’y a pas de raisons de procéder à de nouvelles exclusions de zonage sur les terres agricoles.

ENGAGEMENTS

  • Refuser, au niveau de son schéma d’aménagement, tout dézonage agricole sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
  • Développer, de façon systématique, en collaboration avec la Corporation des marchés publics de Montréal et l’Union des producteurs agricoles (UPA), des marchés de quartier et une agriculture urbaine.

Élimination du gaspillage de l’eau

On sait que 2/3 des conduites d’eau à Montréal sont périmées, ou en voie de l’être, et qu’il est impératif de remédier le plus rapidement possible à ce problème. Sous l’Administration sortante, on a confié aux arrondissements la responsabilité du remplacement, de l’entretien ou de la réhabilitation des conduites primaires et secondaires. Cela amène inévitablement des niveaux de services différents selon l’arrondissement où l’on habite. Cette situation doit être modifiée, afin d’avoir une approche intégrée et systématique de la gestion de l’eau à Montréal.

Par ailleurs, toujours sous l’Administration Tremblay-Zampino, on a annoncé une taxe spéciale de l’eau de 25 M $/ année, versée dans un Fonds de l’eau. Or, ce Fonds n’est pour l’instant qu’un poste dans le budget de la Ville et n’existe pas juridiquement. Une Administration Harel-Lampron s’engage à mettre fin à cette situation et à donner au Fonds de l’eau de véritables lettres patentes, avec le personnel et les moyens adéquats pour remplir efficacement son mandat.

En ce qui concerne les compteurs d’eau, les dérives de l’Administration Tremblay-Zampino en ce domaine risquent de coûter très cher aux Montréalais. Une Administration Harel-Lampron s’engage à remettre les pendules à l’heure en ce domaine et de réduire de façon substantielle les coûts liés à la mise en place de compteurs d’eau pour les industries, les commerces et les institutions.

Par ailleurs, compte tenu de la rareté de cette ressource et du grand gaspillage auquel son utilisation donne lieu, nous ferons en sorte de réduire, à terme, de 40 % l’utilisation de l’eau potable. Cela sera réalisé par l’entremise d’un plan de gestion de l’eau qui permettra à la fois de sensibiliser les citoyens à cette ressource rare, de leur offrir différents moyens d’économiser l’eau, de valoriser la consommation d’eau potable plutôt que de l’eau en bouteilles et d’insister auprès du gouvernement du Québec pour qu’il instaure une consigne sur les petites bouteilles d’eau qui sont dispersées un peu partout.

ENGAGEMENTS

  • Donner au Fonds de l’eau de véritables lettres patentes avec le personnel et les moyens adéquats pour remplir efficacement son mandat.
  • Donner la priorité à la réparation et au remplacement des conduites d’eau potable.
  • Tendre rapidement vers une réduction, à terme, de plus de 40 % de l’utilisation de l’eau potable.

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Le mardi 18 mai 2010
Agent officiel: Martin Janson - Tous droits réservés 2010 © Vision Montréal