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Le transport
LE TRANSPORT
POUR UN PLAN AUSSI RÉALISTE QU’AMBITIEUX
Depuis 8 ans, il y a au moins 30 000 nouvelles voitures par année qui s’ajoutent sur les routes montréalaises. Ce sont autant de ponts, d’autoroutes et de rues qui sont encore plus congestionnés. Cela signifie aussi une augmentation des gaz à effet de serre, une augmentation du nombre de jours de smog et des quartiers qui sont envahis de tous bords tous côtés. Encore une fois, les vœux exprimés à maintes reprises par l’Administration Tremblay-Zampino auront été…pieux.
Qui plus est, depuis 2003, la Société de transport de Montréal (STM) a accumulé un déficit d'exploitation de 38 millions de dollars, tandis que, depuis l’arrivée au pouvoir de l’Administration Tremblay-Zampino, le titre de transport (la carte CAM) a été haussé de 37 %, soit environ trois fois plus que la hausse du coût de la vie (IPC). Il nous paraît difficile de convaincre les citoyens d’utiliser en plus grand nombre les transports en commun par une augmentation aussi importante des tarifs sur une aussi courte période de temps.
ENGAGEMENT
- Instaurer un gel des tarifs de la STM en 2010, puis implanter une politique d’augmentation annuelle qui ne dépassera jamais l’augmentation du coût de la vie (IPC).
La STM possède actuellement une flotte d’autobus d’environ 1 680 véhicules. Aux heures de pointe, il y avait environ 1 295 autobus qui, au début de l’année 2009, étaient en circulation. Cela apparaît insuffisant pour offrir une alternative intéressante et soutenue au transport par automobile.
Dans son Programme triennal d’immobilisation 2009-2011, la STM prévoit acheter 879 autobus. Cela n’augmentera pas significativement la flotte existante de nouveaux véhicules, car sur ces 879 nouveaux autobus, 524 remplaceront des autobus existants. Il n’y aurait donc qu’un ajout de 355 nouveaux autobus d’ici 3 ans.
ENGAGEMENTS
- Mettre en service 400 autobus supplémentaires à énergie propre sur le territoire montréalais.
- Se donner comme objectif d’augmenter de 10 % à 20 % les déplacements en transport en commun au cours des 4 prochaines années.
Des moyens innovateurs peuvent aussi être déployés pour favoriser l’accès et l’utilisation au transport en commun au profit de clientèles spécifiques. Par exemple, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), a développé un projet extrêmement intéressant d’accessibilité universelle au transport au commun pour les étudiants à temps complet du campus. Nous soutiendrons financièrement ce projet et veillerons à l’étendre aux autres universités montréalaises.
ENGAGEMENTS
- Soutenir financièrement, à hauteur de 200 000 dollars, le projet d’accessibilité universelle au transport en commun pour les étudiants de l’Université de Montréal.
- Travailler avec les autres universités montréalaises pour étendre ce projet au bénéfice de leurs étudiants.
L’apaisement de la circulation dans les rues de Montréal s’impose résolument comme une priorité pour les Montréalais, tant pour des raisons environnementales, que de qualité de vie et de sécurité. Une Administration Harel-Lampron entend agir vigoureusement à cet égard.
ENGAGEMENT
- Réglementer de façon uniforme, dans tous les arrondissements, la vitesse de la circulation sur les mêmes types de rues résidentielles, avec un maximum autorisé de :
- 50 km/h sur les grands axes;
- 40 km/h sur les rues à fonctionnalité mixte;
- 30 km/h dans les zones scolaires, les rues locales et les rues à caractère particulier.
La vitesse réduite à laquelle se réalisent actuellement les études visant l’implantation de nouveaux équipements est incompréhensible. Un effort doit être fait pour accélérer la réalisation de ces études. Les Montréalais ont assez attendus.
ENGAGEMENTS
- Poursuivre les études sur l’implantation du tramway et sur le prolongement du métro jusqu’à Anjou (3 stations) et jusqu’à Bois-Franc (1 station).
- S’assurer, auprès du gouvernement du Québec, que le prolongement du métro s’effectuera prioritairement sur le territoire de la Ville de Montréal.
Pour une Administration Harel-Lampron, donner la priorité aux moyens de transport autres que l’automobile, cela signifie rendre plus agréable et attrayante la circulation à pied, à bicyclette et en autobus dans les rues de Montréal. Pour atteindre cet objectif, il faut multiplier les voies réservées au transport en commun et y faire circuler des autobus confortables, climatisés, rapides et à énergie propre.
Des voies réservées peuvent être mises en place rapidement et à des coûts raisonnables sur les 15 ponts d’entrée sur l’île, sur les autoroutes et sur les voies artérielles et autoroutières majeures. La mise en service de ces voies réservées doit se faire au fur et à mesure que des stationnements incitatifs seront construits – et il faut que cela soit fait rapidement.
D’autres voies réservées doivent être aménagées pour permettre une circulation fluide et efficace entre les quartiers et arrondissements de l’Île de Montréal. Les voies réservées doivent aussi pouvoir être empruntées par les bicyclettes, les patins à roulettes, bref par tout moyen individuel de «circulation douce» et tout moyen collectif de transport.
ENGAGEMENTS
- Aménager de 15 à 20 nouvelles voies réservées pour les autobus et les taxis d’ici la fin du premier mandat.
- Assurer rapidement la construction de nouveaux stationnements incitatifs métropolitains (Laval – Longueuil – couronnes Nord et Sud).
- Privilégier la construction de nouvelles voies réservées aux autobus et partagées par les cyclistes.
- Offrir, dans tous les arrondissements, de nouveaux services de Navettes Or, en dehors des heures de pointe.
Les rues piétonnières constituent un moyen original et efficace pour modifier progressivement les comportements de déplacement des personnes. Dans la réalisation de la piétonnisation d’une rue, il faut procéder avec discernement, en fonction d’un certain nombre de critères axés sur la sécurité, le développement économique et l’achalandage touristique. Il faut aussi prévoir des jonctions intelligentes entre les rues piétonnières et les voies réservées. Par ailleurs, pour rendre plus conviviales les rues de Montréal pour les piétons, des actions liées à l’apaisement de la circulation dans les quartiers montréalais doivent être rapidement implantées.
ENGAGEMENTS
- Augmenter le nombre de déplacements à pied ou à bicyclette de 5 % au cours des 4 prochaines années.
- Donner la priorité à l’apaisement de la circulation dans les arrondissements.
- Rendre piétonnière, en concertation avec les milieux concernés, certaines rues du Vieux-Montréal, de même que la rue Sainte-Catherine, entre les rues Papineau et De Bleury, dans un premier temps, puis, d’ici la fin d’un premier mandat, jusqu’à la rue Atwater.
Il y a actuellement un consensus, tant au niveau du milieu des affaires que chez les Montréalais et les citoyens des banlieues, à l’effet de décongestionner les 15 ponts d’entrée à l’île et de diminuer la circulation automobile dans les rues de la ville. La mise en place d’une forme de tarification de la circulation – un péage à l’échelle métropolitaine – est considérée, à juste titre, comme une mesure comportant un double avantage : une façon efficace de faire contribuer financièrement les automobilistes pour les infrastructures routières, tout en constituant un incitatif à un transfert modal vers l’utilisation du transport en commun.
ENGAGEMENT
- Dédier les revenus du système de péages métropolitains aux fonctions suivantes
- amélioration de la qualité et de la fréquence du service de transport en commun;
- amélioration continue de l’entretien du réseau routier montréalais.
Finalement, il est important de reconsidérer la place du taxi dans le système de transport des Montréalais. Une Administration Harel-Lampron considérera que le taxi est une composante essentielle du système de transport collectif, notamment au titre du transport des personnes handicapées. Actuellement, il n’y a pas de vue d’ensemble de la situation, de l’encadrement et de la complémentarité du taxi avec les autres moyens de transport en commun. D’autant plus que la situation montréalaise est tout à fait particulière à cet égard : la majorité des taxis sont de propriété individuelle. Il faut donc donner une place et une voix plus grande à ces propriétaires de taxis, y compris dans la table de concertation du taxi qui existe actuellement.
ENGAGEMENTS
- Considérer l’industrie du taxi comme partie prenante du système de transport collectif et de transport adapté et développer des services en conséquence.
- Donner une signature visuelle unique aux taxis montréalais et bien encadrer leurs espaces publicitaires, de telle sorte que le design soit une préoccupation de premier plan dans le choix de cette signature.