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Le développement économique

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LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

POUR RELANCER ENFIN MONTRÉAL

Dans sa stratégie de développement intitulée Montréal 2025, l’Administration sortante a inscrit 130 projets à réaliser pour des investissements publics et privés globaux de plus de 76 milliards de dollars. Le tout, évidemment, sans véritables priorités et, comme le maire actuel nous y a abondamment habitué, sans fil conducteur et sans vision.

130 projets, 76 milliards de dollars d’investissements, sans en connaître la provenance pour la majeure partie, cela s’appelle de la pensée magique, ou des vœux pieux.

Évidemment, la réalité est tout autre. On n’a qu’à penser à tous les projets qui ont été repoussés, retardés ou abandonnés au cours des 8 dernières années : le Havre de Montréal, le Casino de Montréal/Cirque du Soleil, la modernisation de la rue Notre-Dame et le projet Griffintown, pour ne nommer que ceux-là.

Sous l’administration Tremblay-Zampino les Montréalais ont assisté à un nouveau type de festival : le festival des projets avortés.

ENGAGEMENT

  • Accélérer et favoriser la réalisation des grands projets actuellement sous étude, notamment : le démantèlement de l’autoroute Bonaventure, la revitalisation du secteur Griffintown, la mise en valeur des anciens terrains du CN, des terrains vacants du boul. de l’Assomption, ainsi que de ceux de Blue Bonnets et la Gare de triage d’Outremont.

Sous une Administration Harel – Lampron, la mairie de Montréal fera valoir tout son leadership et mettra tout son poids politique en soutien à la réalisation de ces projets, mais entend soutenir particulièrement cinq (5) grands projets catalyseurs.

ENGAGEMENT

  • Assumer le leadership nécessaire à la réalisation des cinq (5) grands projets catalyseurs suivants :
    • le dépôt, en avril 2011, de la candidature officielle de Montréal à titre de ville hôtesse de l’Exposition universelle de 2020;
    • le début, dès l’arrivée en poste de la nouvelle Administration Harel - Lampron, de l’organisation des fêtes marquant, en 2017, le 375e anniversaire de fondation de Montréal;
    • le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, entre le Palais des Congrès et le pont Jacques-Cartier;
    • la réalisation de la navette ferroviaire entre le centre-ville de Montréal et l’Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau;
    • l’aménagement de trois plages publiques pour améliorer l’accès au fleuve pour les Montréalais (Pointe-aux-Trembles, Vieux-Port et secteur de Verdun-LaSalle).

Les investisseurs sont exaspérés par les délais et la lourdeur des procédures d’une bureaucratie éclatée et désordonnée entre les 19 arrondissements et la ville centrale. Pendant ce temps des architectes et urbanistes, parmi les meilleurs, ne souhaitent plus entreprendre de projets à Montréal !

Ce manque de leadership du maire sortant engendre des conséquences très néfastes et coûte cher à l’économie de Montréal.

L’approche de développement économique et urbain de l’Administration Harel-Lampron sera centrée sur une ouverture aux investissements locaux et étrangers, un service à la clientèle irréprochable envers les développeurs qui choisissent Montréal pour y investir, ainsi qu’une compréhension du rôle de la Ville dans la création de richesse : un leadership fort, qui s’assume pleinement et, surtout, qui priorise les projets ayant les retombées les plus importantes et porteuses pour les Montréalais.

La procédure d’approbation de TOUS les grands projets sera, du début à la fin, sous la responsabilité unique de la ville centrale et confiée à un Bureau des projets structurants considérablement renforcé, formé d’une équipe multidisciplinaire de professionnels – économistes, fiscalistes, urbanistes, architectes, designers, juristes. Ce Bureau devra simplifier les obstacles, éliminer les multiples niveaux d’intervention et accélérer la réalisation des projets. Ce Bureau s’appuiera sur des valeurs et des règles de gouvernance, qui préviendront toute forme de noyautage, de collusion ou de favoritisme. L’intégrité, la transparence et la compétitivité seront au cœur de cette gouvernance. Cette approche permettra non seulement d’avoir une vision intégrée des grands projets, mais aussi de pouvoir les suivre efficacement tout au long de leur réalisation.

ENGAGEMENT

  • Renforcer le Bureau des projets structurants de la Ville, afin de :
    • faciliter et mieux accompagner les promoteurs et investisseurs dans leurs démarches de réalisation de leurs projets;
    • définir et respecter des délais maximaux dans le traitement des demandes d’analyse des projets et d’émission des permis en provenance des promoteurs et investisseurs.

À travers les années, les procédures d’approbation de projet sont devenues de plus en plus complexes, longues et imprévisibles. Des projets immobiliers d’envergure font de plus en plus l’objet de contestations publiques et, parfois, de contraintes administratives. Au cours de la dernière décennie, plusieurs projets d’importance ont ainsi été mis sur la table et bloqués, tandis que d’autres ont été fortement ralentis.

L’actuelle procédure d’approbation des projets prévoit un mécanisme de consultation qui est à la fois trop tardif et trop formel.

Trop tardif parce que la loi prévoit que la consultation a lieu lorsque les élus ont pris la décision de modifier le cadre réglementaire pour le rendre conforme au projet. Face à une telle situation, les citoyens font le constat, à tort ou à raison, que les élus approuvent d’emblée le projet dans sa forme initiale et se sentent lésés et laissés pour compte.

Trop formel parce que la loi établit un processus consultatif très strict. D’une part, le promoteur n’a que peu de chances de faire valoir son projet. D’autre part, les interrelations directes entre le promoteur et les citoyens sont rendues difficiles par l’interposition de l’appareil municipal. Finalement, la présentation complexe de la procédure réglementaire de modification occupe une place prépondérante.

Il en résulte une situation où la conciliation des intérêts du promoteur avec certaines idées ou préoccupations des citoyens est esquivée, rendant pratiquement impossible une réelle bonification du projet.

Engagement

  • Œuvrer conjointement avec le gouvernement du Québec, notamment dans le cadre de l’actuelle révision de la Loi sur l’Aménagement et l’Urbanisme, afin de s’assurer que les consultations publiques sur les projets d’envergure puissent débuter en amont du dépôt du règlement d’urbanisme révisé, faisant en sorte que les citoyens pourront contribuer à bonifier le projet avant même que le processus de consultation formel s’enclenche.

Notre plan de développement économique ne visera pas des investissements qui ne se réaliseront qu’en 2025 – les Montréalais ont trop attendu : nous sommes trop pressés de réussir et, enfin, de relancer Montréal. Notre plan ne constituera pas non plus une liste interminable de projets, sans priorités identifiées. Cette façon de faire démontre une absence évidente de leadership qui ne sera définitivement pas notre marque de commerce.

Une Administration Harel-Lampron priorisera les projets qui contribueront à concrétiser notre vision de Montréal - Métropole culturelle du Canada. Nous les analyserons en fonction de l’attention marquée qu’ils démontreront à l’égard du design, de la protection et de la mise en valeur du patrimoine, ainsi qu’au développement durable. Dans ce dernier cas, nous le ferons avec en-tête tout ce qui est fiscalement et techniquement possible pour faciliter des projets de construction de bâtiments plus verts, des projets plus écologiques et de développement respectueux de l’environnement. Ainsi, nous utiliserons de façon marquée tous les leviers réglementaires, fiscaux, financiers et techniques possibles pour accompagner les développeurs qui veulent construire des bâtiments plus respectueux de l’environnement que nous léguerons à nos enfants et petits-enfants.

ENGAGEMENTS

  • Mettre en valeur le patrimoine montréalais et sa cohabitation avec le design contemporain.
  • Valoriser la créativité et l’innovation dans le design des bâtiments.
  • Instaurer un système novateur de « bonis » de densité, afin de récompenser les développeurs qui respectent les nouvelles orientations de la Ville en ce qui a trait à la culture, au design, au patrimoine et au développement durable.

Une Administration Harel-Lampron déploiera progressivement, dans les quartiers, centraux d’abord puis à l’échelle de la ville, un réseau WiFi d’accès à Internet.

Internet sera dorénavant accessible aisément et à peu de frais aux Montréalais et aux visiteurs (gratuitement dans les parcs de la Ville, ainsi que pour les détenteurs de la carte Accès Montréal). Voilà une infrastructure moderne pour une ville qui sera bien de son siècle !

Les technologies numériques peuvent être mises à contribution, pour une kyrielle d’applications, au service de l’amélioration de l’efficacité des interventions municipales. Par exemple, le maire de Boston a récemment lancé une application I Phone qui permet aux habitants de signaler des déficiences sur le domaine public (chaussée abîmée, ampoule grillée, panier de rue endommagé, etc.) et de suivre l'avancement de leur plainte par le même moyen de transmission. Nous analyserons rapidement la faisabilité d’implanter un service semblable à Montréal.

ENGAGEMENTS

  • Déployer un réseau WiFi d’accès à Internet, tout d’abord dans les quartiers centraux pour ensuite l’étendre à toute la Ville.
  • Mettre en œuvre un réseau de signalement de déficiences sur le domaine public, par le biais des téléphones cellulaires, en permettant par le fait même le suivi du traitement du dossier signalé.

L’Administration Harel-Lampron consacrera l’importance du commerce de proximité et la place qu’il devrait occuper dans le développement économique de Montréal. Le commerce de proximité permet le développement de PME qui favorisent des emplois locaux. Ce type de commerce contribue également à créer une atmosphère de convivialité, de voisinage et de sécurité, qui attire les touristes et donne une signature à la ville, tant au niveau local qu’international.

ENGAGEMENT

  • Développer vigoureusement, en partenariat avec l’Association des Sociétés de développement commercial de Montréal (SDC), le commerce de proximité, en :
    • réalisant, dans les 6 premiers mois du mandat, un plan de développement stratégique du commerce de proximité;
    • accompagnant vigoureusement les SDC dans leur développement;
    • soutenant financièrement la mise en marché des artères commerciales.

Il est devenu impérieux de mieux établir les priorités d’investissements en infrastructures. L’Administration sortante ne fait qu’attendre qu’émergent, pêle-mêle, les décisions d’investissements, qu’elles contribuent où non à l’avancement des projets les plus structurants.

Les Montréalais sont exaspérés par l’état déplorable des rues, une situation qui atteint son apogée cet automne. Un sondage révélait récemment que pas moins de 85 % d’entre eux sont insatisfaits de l’état des rues. Quel que soit leur âge ou leur origine, il s’agit de la principale préoccupation des citoyens montréalais. Il faut investir mieux, car les manquements et l’improvisation de l’Administration sortante concernant la coordination des travaux de réfection et leurs coûts, sont alarmants. Rappelons simplement, pour s’en convaincre, les cafouillages autour de la réfection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Notre-Dame, ainsi que le peu de cohérence dans les différents chantiers. De plus, une ville qui investit des centaines de millions de dollars par année dans ses infrastructures doit mettre en place des mesures spécifiques, afin de s’assurer du contrôle des travaux, de leur qualité et de leurs coûts. De tels mécanismes n’existent pas à Montréal.

ENGAGEMENTS

  • Identifier les priorités concernant les nombreux projets d’infrastructures et s’y tenir.
  • Investir, au cours du premier mandat, un montant supplémentaire de 250 millions de dollars dans la réfection et l’entretien des rues locales et artérielles de Montréal, pour un investissement total de 850 millions de dollars au cours des 4 prochaines années.
  • Informatiser les appels d’offre et les soumissions et permettre le suivi en ligne de leur cheminement et de leur résultat.
  • Imposer aux soumissionnaires un code d’éthique contraignant et sanctionner les manquements, sanctions pouvant aller jusqu'à l’impossibilité de faire des affaires avec la Ville.
  • Renforcer les services de vérification interne de la Ville et le bureau du vérificateur général.
  • Créer, au sein de la Ville de Montréal, un Bureau de coordination des travaux, afin de mieux coordonner les chantiers et faire respecter les échéanciers par les entrepreneurs et les différents intervenants.
  • Informer, de façon systématique, les Montréalais des travaux à venir et de leur état d’avancement.
  • Créer une équipe d’inspecteurs dédiés exclusivement à la surveillance des travaux et au respect des normes de qualité et des échéanciers sur les différents chantiers.
  • Augmenter significativement les amendes et pénalités aux entrepreneurs et autres intervenants (comme les compagnies de services publics) pour le non respect des échéanciers et de l’ordre des travaux.
  • Développer à nouveau l’expertise interne de la Ville de Montréal en matière de travaux, de planification et de devis à la réalisation, en faisant faire certains travaux par les services de la Ville afin de toujours avoir un comparatif sur les coûts des travaux.

Dans une économie de plus en plus fondée sur le savoir, la scolarisation des jeunes et de la main d’œuvre doit devenir une obligation, une obsession incontournable pour toute la société et, en particulier, pour les leaders du milieu. Or, malgré les progrès acquis en ce domaine, la main-d’œuvre montréalaise demeure moins scolarisée que dans d’autres villes canadiennes et américaines. Montréal est au bas du palmarès des grandes villes nord-américaines pour son taux de diplômes universitaires et parmi les derniers rangs pour son taux de diplômes de niveau secondaire.

ENGAGEMENT

  • Assumer le leadership moral de la plus imposante mobilisation de tous les Montréalais, depuis les années soixante, en vue de devenir la Ville la plus scolarisée d’Amérique du Nord et d’assurer l’insertion des Montréalais dans la Société du savoir.

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Le jeudi 22 octobre 2009
Agent officiel: Martin Janson - Tous droits réservés 2009 © Vision Montréal